Category: Législation sociale

Brève d’avril 2013 (3)

Par Pascal Foy, 27 avril 2013 12 h 45 min

Le député Jean-Patrick Gilles a rendu le 17 avril dernier son rapport sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques. ICI

  • Ce rapport présente notamment les spécificités de l’emploi des artistes et des techniciens du spectacle embauchés en CDDU (contrat à durée déterminée d’usage) autrement appelés intermittents du spectacle.

Les chiffres des différents organismes qui contribuent à la protection sociale des artistes et des techniciens mettent en lumière la difficulté d’avoir une définition unique de l’intermittence. Ainsi par exemple, si 280 000 artistes et techniciens sont engagés chaque année au moins une fois avec un CDDU, seuls 70 000 sont régulièrement indemnisés au titre de l’assurance chômage.

  • Le rapport propose une vingtaine de recommandations afin notamment de réduire la précarité, lutter contre les mauvaises pratiques, garantir la pérénité du régime d’assurance chômage, accroitre la formation dans le secteur ou encore mettre un terme à l’injustice sociale dont souffrent les « matermittentes ».

Brève d’avril 2013 (2)

Par Pascal Foy, 14 avril 2013 21 h 06 min

L’article 1er  du projet de loi issu de l’ANI du 11 janvier 2013 a été voté par l’Assemblé nationale le 4 avril.

Il s’agit des deux dispositions visant les couvertures complémentaire de prévoyance.

La généralisation des contrats complémentaires santé dans les entreprises

D’ici 2016, toutes les entreprises devront faire bénéficier leurs salariés d’un contrat complémentaire santé. Le timing est prévu en trois temps :

  1. Négociation et accord dans les branches professionnelles avant le 1er juillet 2014 ;
  2. Si pas d’accord de branche : négociation et accord dans les entreprises avant le 1er janvier 2016 ;
  3. Si pas d’accord d’entreprise : la loi impose une couverture minimale.

L’amélioration du dispositif de portabilité des droits santé et prévoyance

La portabilité des droits prévoyance et santé existe depuis un accord national de janvier 2008. Cela permet à certains salariés dont le contrat de travail est rompu de continuer à bénéficier de la couverture santé et prévoyance qu’ils avaient dans l’entreprise pendant une certaine durée. La loi permettra :

  • de rendre ce dispositif obligatoire dans tous les secteurs d’activité,
  • de rendre ce dispositif gratuit pour les ex-salariés concernés,
  • d’étendre à 12 mois le maintien de ces droits.

Les deux articles du Code de la sécurité sociale prévus :

« Art. L. 911-7. - A compter du 1er janvier 2016, les entreprises dont les salariés ne bénéficient pas d’une couverture collective à adhésion obligatoire en matière de remboursements ou d’indemnisations de frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident par le biais d’un accord de branche ou d’entreprise dans des conditions au moins aussi favorables que celles mentionnées au présent article, sont tenues de faire bénéficier leurs salariés de cette couverture minimale par décision unilatérale de l’employeur, dans le respect des dispositions de l’article 11 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989.

« Cette couverture minimale comprend la prise en charge totale ou partielle des dépenses suivantes :

« 1° La participation de l’assuré aux tarifs servant de base au calcul des prestations des organismes de sécurité sociale prévue au I de l’article L. 322-2 pour les prestations couvertes par les régimes obligatoires ;

« 2° Le forfait journalier prévu à l’article L. 174-4 ;

« 3° Les frais exposés, en sus des tarifs de responsabilité, pour les soins dentaires prothétiques ou d’orthopédie dentofaciale et pour certains dispositifs médicaux à usage individuel admis au remboursement.

« Un décret détermine le niveau de prise en charge de ces dépenses ainsi que la liste des dispositifs mentionnés au 3° entrant dans son champ. Il fixe les catégories de salariés pouvant être dispensés de l’obligation d’affiliation eu égard à la nature ou aux caractéristiques de leur contrat de travail ou au fait qu’ils disposent par ailleurs d’une couverture complémentaire.

« L’employeur assure au minimum la moitié du financement de cette couverture.

« Art. L. 911-8. – Les salariés qui sont garantis collectivement, dans les conditions prévues à l’article L. 911-1, contre le risque décès, les risques portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou liés à la maternité ou les risques d’incapacité de travail ou d’invalidité, bénéficient du maintien à titre gratuit de cette couverture en cas de rupture du contrat de travail, non consécutive à une faute lourde, ouvrant droit à prise en charge par le régime d’assurance chômage, selon les conditions suivantes :

« 1° Le maintien des garanties est applicable à compter de la date de cessation du contrat de travail et pendant une durée égale à la période d’indemnisation du chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail appréciée en mois entiers, et sans pouvoir excéder douze mois ;

« 2° Le bénéfice du maintien de ces garanties est subordonné à la condition que les droits à couverture complémentaire aient été ouverts chez le dernier employeur ;

« 3° Les garanties maintenues au bénéfice des anciens salariés sont celles en vigueur dans l’entreprise ;

« 4° Le maintien des garanties ne peut conduire l’ancien salarié à percevoir des indemnités d’un montant supérieur à celui des allocations chômage qu’il aurait perçues au titre de la même période ;

« 5° Les anciens salariés justifient auprès de leur ancien employeur, à l’ouverture et au cours de la période de maintien du droit, des conditions prévues au présent article. »

Brève d’avril 2013

Par Pascal Foy, 2 avril 2013 18 h 25 min

DSN c’est parti !

Les modalités des déclarations sociales vont changer d’ici 2016 avec la Déclaration Sociale Nominative.

  • Actuellement : plusieurs déclarations sociales tout au long de l’année pour déclarer et payer ainsi qu’une déclaration nominative en fin d’année (la DADS)
  • Demain : une DSN mensuelle, en phase avec les bulletins de paie du mois.

Le décret du 28 mars 2013 fixe les modalités pour les entreprises volontaires pour bénéficier des premières procédures de simplification.

Le site dsn-info.fr est mis à jour avec les informations pratiques ICI

Brève de mars 2013

Par Pascal Foy, 17 mars 2013 15 h 03 min

DROIT DU TRAVAIL : des changements à venir

Le 11 janvier dernier les partenaires sociaux ont conclu un ANI (accord national interprofessionnel) portant sur un nouveau model économique et social au service de la compétitivité et l’emploi.

1/ Qu’est-ce qu’un ANI ? Un ANI est un accord conclu entre les partenaires sociaux (syndicats de salariés et représentants d’employeurs) au niveau national. Dès sa conclusion, il engage les entreprises adhérentes à l’une des organisations d’employeur signataires ; dès son extension il s’applique à toutes les entreprises relevant de son champ d’application. Certains secteurs d’activité peuvent ne pas être concernés si les syndicats d’employeurs de ces secteurs ne sont pas liés aux représentants patronaux ayant signés ledit ANI.

2/ A quoi sert un ANI ? Un ANI a en théorie pour but de fixer les choix stratégiques des branches professionnelles. Il est, de plus en plus, un préalable à la loi. En effet, une loi visant le droit social est souvent plus légitime lorsqu’elle provient d’une négociation. Nombre de dispositions législatives émannent d’ANI : retraite des cadres de 1947, assurance chômage en 1958, réforme de la règlementation du CDD en 1989, modernisation du marché du travail en 2008 et… sécurisation de l’emploi en 2013.

3/ Que prévoit l’ANI du 11 janvier 2013 ? Les sujets traités sont vastes : la couverture santé collective dans toutes les entreprises, la portabilité des droits santé et prévoyance gratuite pour les ex salariés, la modulation des taux des cotisations d’assurance chômage selon la durée du CDD, la modifications des règles du licenciement collectif, la possibilité de conclure des accords de maintien dans l’emploi dans les entreprises… Cet ANI prévoit également une application au plus grand nombre, il est donc prévu une transposition législative de toutes ses dispositions.

L’ANI : ici

Le projet de loi : ici

Brève de février 2013

Par Pascal Foy, 5 février 2013 7 h 43 min

Le guide pratique de l’entreprise 2013 est en ligne.

En attendant de le recevoir, vous pouvez le consulter directement sur la page d’accueil : www.audiens.org

Brève de janvier 2013

Par Pascal Foy, 20 janvier 2013 14 h 49 min

2013 apporte son lot de changements règlementaire. Deux points en particuliers :

  • Taxe sur les salaires

- Jusqu’en 2012, l’assiette de la taxe sur les salaires était identique à l’assiette des cotisations de Sécurité sociale et se calculait au travers de trois taux applicables sur différentes fractions de la rémunération.

- A compter de 2013, son assiette est celle de la CSG – CRDS ; elle intégre donc, notamment, les parts patronales de prévoyance. De plus, un quatrième taux (20%) s’applique sur la fraction du salaire qui dépasse 150 000 € annuel.

L’article 231 du Code général des impôts : ici

  • Forfait social

- Depuis le 1er aout 2012, le taux du forfait social est de 20% sauf, notamment, pour les parts patronales des cotisations de prévoyance qui y seraient assujetties pour lesquelles il est maintenu à 8%. Le début d’année 2013 n’apporte pas de nouveauté sur le taux.

- Mais, à compter de 2013, le forfait social se calcule également sur la fraction des indemnités dues en cas de rupture conventionnelle homologuée inférieure à deux plafonds annuel de la Sécurité sociale.

L’article L.137-15 du Code de la Sécurité sociale : ici

Brève de décembre 2012 (2)

Par Pascal Foy, 30 décembre 2012 10 h 30 min

Nouveautés Urssaf 2013

La régionalisation des Urssaf a débuté en 2012 ; elle se poursuit en 2013 avec la création des Urssaf d’Alsace, d’Aquitaine, de Basse-Normandie, de Bretagne, de Champagne-Ardenne, d’Ile-de-France, du Languedoc-Roussillon, du Limousin, de Lorraine, du Nord-Pas-de-Calais, de Picardie et de Poitou-Charentes.

Cette nouvelle organisation a pour but le regroupement des Urssaf départementales en 22 Urssaf : un siège dans chaque région administrative et des sites départementaux.

Actualités règlementaires :

  • Smic au 1er janvier 2013 : ici
  • Plafond de la Sécurité sociale 2013 : ici

Brève de décembre 2012

Par Pascal Foy, 2 décembre 2012 11 h 29 min

Contrats aidés : pour y voir clair

Les contrats aidés – aidés financièrement, c’est-à-dire liés à la politique de l’emploi, sont utilisés depuis une trentaine d’année. Il en existe de multiples.

Il convient de distinguer :

  • Les contrats aidés qui peuvent encore exister aujourd’hui mais dont la conclusion n’est plus possible
    • contrats emploi-jeunes, contrat d’adaptation, contrats d’orientation, contrat emploi solidarité…
  • Les contrats aidés qui peuvent être conclus aujourdhui.

A ce jour trois types de contrats aidés peuvent être mis en oeuvre :

  1. Les contrats uniques d’insertion (CUI)  regroupent les contrats d’accompagnement dans l’emploi et les contrats initiative emploi,
  2. Les contrats d’avenir,
  3. Les contrats de génération.

Renseignements pratiques : le portail des politiques publiques et de l’emploi

Brève d’octobre 2012

Par Pascal Foy, 9 octobre 2012 7 h 58 min

Accès à l’information fiscale : un nouvel outil

L’administration fiscale, comme d’autres administrations, émet des commentaires sur l’application des textes réglementaires ou législatifs. Ces sources sont importantes dès que l’on s’interroge sur l’application d’un texte.

Une nouvelle base de donnée permet l’accès aux instructions, réponses ministérielles et autres rescrits fiscaux : http://bofip.impots.gouv.fr

Si l’on tape « spectacle » on y trouve par exemple l’ensemble de la doctrine sur l’application de la TVA au taux réduit.

L’avantage : un accès unique à l’ensemble des sources fiscales sur un thème donné.

Brève de septembre 2012 (3)

Par Pascal Foy, 26 septembre 2012 10 h 39 min

Déclaration Sociale Nominative : départ en deux temps

La DSN (déclaration sociale nominative) a pour vocation de regrouper l’ensemble des déclarations des employeurs.

Ainsi par exemple, elle regroupera les déclaration sociales qui sont faites auprès de chaque organisme social (Urssaf, Audiens, Congés Spectacles…) et la DADS. L’idée est de simplifier les démarches déclaratives en articulant ces dernières autour du bulletin de paie.

La mise en œuvre se fera en deux étapes :

  • Dès le 1er janvier 2013, les entreprises volontaires pourront utiliser la première version de la DSN qui remplacera plusieurs déclarations sociales dont les attestations de salaires pour le versement des indemnités journalières et les attestations d’assurance chômage.
  • A compter de 2016, la DSN devrait s’imposer comme norme unique de recensement de toutes les données sociales.

La première phase de mise en oeuvre de la DSN (dès 2013), s’organise sur la base du volontariat. Elle est ouverte aux entreprises qui :

- ont des paies régulières (des salariés mensualisés),

- réalisent des contrôles de données de paie chaque mois,

- intégreront tous leurs salariés dans le dispositif de la DSN.